by/par T.V. Fr. Jacques Ruelland
En réfléchissant au sens du secret
maçonnique, je me suis demandé pourquoi, si l'on dit qu'il n'y
a pas, en réalité de secret véritable en maçonnerie, la
divulgation, même accidentelle, de celui-ci est sanctionnée
des châtiments les plus atroces qui soient. Je me suis demandé
quelle était l'origine de ces châtiments terribles que nous
retrouvons notamment dans l'obligations solennelle de
l'apprenti franc-maçon (1) et pourquoi ils perdurent dans
cette obligation jusqu'à aujourd'hui, alors que pas un seul
apprenti parmi nous ne croit réellement que nous lui
arracherons le cœur s'il révèle ce fameux secret maçonnique
auquel d'aucuns nient même paradoxalement jusqu'à l'existence
(2). Je me suis également posé la question de la légalité et
de la légitimité morale que requiert une éventuelle
application de ces sanctions ; autrement dit : les maîtres de
l'atelier ont-ils réellement le pouvoir légal et moral
d'appliquer ces sanctions en cas de violation du serment, et
s'ils ne l'ont pas, quel sens ces sanctions ont-elles alors
dans le texte du serment ? À l'instar de Daniel Ligou, j'ai
distingué le secret relatif au contenu symbolique et aux
tenues maçonniques, et le secret d'appartenance qui " tend à
accroître l'efficacité de l'homme dans le monde profane, en
évitant de susciter contre lui une réaction qui serait dictée
par la peur de l'organisation à laquelle il appartient (3) ".
Je ne traiterai ici que du premier secret, relatif au contenu
symbolique de la Franc-maçonnerie.
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